Philipp Spillmann

Lorsqu’il parcourt les forêts à la recherche de champignons, Philipp Spillmann découvre souvent des objets inattendus, vestiges de l’activité humaine. La forêt laisse son empreinte sur les surfaces au fil du temps. Il ignore comment ces objets sont arrivés là. Ils sont porteurs de leurs propres histoires. Cafetières, pièces en plastique, outils, balles de golf, bouteilles isothermes, bâtons de ski, briquets… ils viennent enrichir sa collection. Spillmann laisse libre cours à son imagination et transforme ces objets en broches.

Les champignons ne sont que les fructifications visibles des champignons. La plupart des organismes fongiques vivent dans le sol, entrelacés aux racines des arbres, formant un vaste réseau de mycélium qui relie les plantes entre elles pour leur transmettre informations et nutriments. D’autres champignons sont parasites d’organismes vivants ou décomposeurs de matières organiques mortes. Les forêts sont vulnérables et menacées. Sans champignons, pas de forêt !

Spillmann est né et a grandi en Suisse, où il a suivi un apprentissage d’orfèvre. Il s’est installé en Norvège en 2001 et a progressivement commencé à explorer des matériaux alternatifs trouvés dans les décharges, les marchés aux puces ou abandonnés dans la nature. Des matériaux qui évoquent des visualisations de perceptions et d’associations. Depuis son adhésion à l’Association norvégienne des arts et métiers en 2011, il a exposé à de nombreuses reprises et ses œuvres figurent dans plusieurs collections privées et publiques. En 2026, le Musée des arts appliqués de Cologne et la Fondation Danner pour la Nouvelle Collection ont acquis des œuvres de cette nouvelle collection « Champignon » de Philipp Spillmann.